[Presse] Article de La Nouvelle République du 13 septembre 2024

[Presse] Article de La Nouvelle République du 13 septembre 2024

© (Photo illustration NR-CP, Mathieu Herduin)

Vienne : exécution simulée et procès reporté

En raison d’erreurs de procédure, le tribunal, réuni vendredi 13 septembre 2024, n’a toujours pas pu juger les trois hommes accusés d’avoir simulé l’exécution d’un jeune homme à Loudun.

La procédure de comparution immédiate n’a pas que des mérites : elle contraint parfois le parquet, qui l’a décidée, et les enquêteurs, à bâcler un peu vite le dossier. D’où des contestations qui font perdre beaucoup de temps là où on était censé en gagner.

On en a eu un bel exemple vendredi 13 septembre 2024 : le tribunal devait juger trois hommes poursuivis pour des violences en réunion avec arme et pour vol aggravé dans la nuit du 31 juillet au 1er août 2024. Le trio avait déjà comparu le 9 août mais l’un des prévenus avait demandé un délai pour préparer sa défense.

Pas de visite pour l’avocat

Les faits qu’on reproche aux trois jeunes hommes sont graves : ils auraient molesté un jeune habitant de Loudun pour lui voler de l’argent puis, pour l’impressionner, conduit un de ses amis sous sa fenêtre et tiré un coup de feu à proximité de la tête de celui-ci.

Placé en détention, l’un des prévenus a changé d’avocat il y a quelques jours. Mais, s’est plaint Me Luc-Moussa Bassolé, le parquet ne lui a pas délivré de permission de visite, ne lui permettant pas de préparer correctement la défense de son client.

Deux pages du dossier ont disparu !

Qui plus est, le dossier qui a été transmis à l’avocat comporte des lacunes : il manque deux des trois pages d’un témoignage essentiel.

Le tribunal n’a pu que constater le bien-fondé des reproches de l’avocat. Il a renvoyé le procès au 7 octobre et ordonné que les pièces manquantes soient communiquées par la gendarmerie. En attendant, celui des trois prévenus qui était resté libre après le 9 août le reste ; il est mis fin à la détention provisoire du client de Me Bassolé. Seul le troisième homme, qui purge actuellement une peine, reste en prison.

Source : La Nouvelle République, par Vincent Buche

Publiée le : 13/09/2024

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